Tharlo, le berger tibétain

Pema Tseden

03 Janvier 2018

Tibet - 2015 - Noir et Blanc - 2h03 - HD - 5.1 - 1,85

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Tharlo est un berger tibétain qui mène une existence paisible dans la montagne, éloigné des réalités du monde. A l’aune de ses quarante ans, il est convoqué par les autorités locales. Les nouvelles directives du gouvernement imposent la possession d’une carte d’identité pour tous les citoyens de la République Populaire de Chine. Pour la première fois, Tharlo descend en ville. Sa découverte du monde urbain, et sa rencontre avec une jeune coiffeuse, vont bouleverser son existence…

 

TEST

Pema Tseden n’était ni prédestiné à devenir le fondateur du cinéma tibétain ni à gurer parmi les 50 meilleurs réalisateurs de moins de 50 ans dans le monde, selon le magazine canadien de cinéma Cinémascope en 2012.

Avant d’embrasser une carrière de réalisateur, Pema Tseden, sans formation technique ni moyens nanciers, échafauda des mondes imaginaires par le biais de l’écriture. Tout en poursuivant des études de littérature à l’université, il trouva rapidement sa place parmi les jeunes écrivains prometteurs de la nouvelle génération, publiant sa première nouvelle en 1994.

Le tournant a lieu en 2002, quand Pema Tseden réussit le concours d’entrée à la prestigieuse Académie du Film de Pékin, faisant de lui le premier tibétain à intégrer la section Réalisation. Depuis, il a réalisé cinq long-métrages qui ont circulé dans de nombreux festivals internationaux.

Tharlo le berger tibétain a notamment obtenu le Cyclo d’Or et le prix Inalco au Festival de Vésoul en 2016.

 

(Présentation issue d’un texte de Françoise Robin pour le Festival de Films de la rochelle, en 2012)

 

“Montrer en Chine un film d’auteur est déjà un défi . Que ce film soit en noir et blanc, réalisé par un cinéaste tibétain, qu’il pose à travers une fable en apparence rustique des questions essentielles, sans que la censure n’en émousse la portée, alors sa sortie sur tout le territoire chinois fait date.”

L’itinéraire inattendu d’un film tibétain en Chine, par Brice Pedroletti, correspondant à Pekin pour Le Monde

“Grâce à Pema Tseden je me sens moins seul”

Jia Zhangke (A Touch of Sin, Still Life)

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