Gallivant

Gallivant

Andrew Kötting

22 janvier 2003

Angleterre - 1996 - Couleur - 100 min.

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Entre docu drama, documentaire touristique, journal intime et road movie, Gallivant est le premier long métrage d’Andrew Kötting qui s’embarque à la découverte de l’Angleterre des côtes avec sa grand-mère et sa petite fille.

A propos du filmLa presseLa presse anglaiseBiographie d'Andrew Kötting
Entre docu drama, documentaire touristique, journal intime et road movie, Gallivant est le premier long métrage du cinéaste anglais Andrew Kötting qui s’embarque pour un voyage de trois mois avec sa grand-mère et sa petite fille. Gladys, vieille femme vigoureuse de 85 ans, porte sur la tête un couvre-théière qu’une voisine lui a tricoté, et n’a pas l’habitude de mâcher ses mots, surtout lorsqu’il est question des “fripouilles” du gouvernement conservateur. Eden, 5 ans, est atteinte du très rare syndrome de Joubert qui la prive de la parole et d’un usage normal de ses jambes.

Partant de Bexhill-On-Sea, au sud-est de l’Angleterre, la joyeuse petite troupe va remonter toute la côte par l’Ouest, pour redescendre ensuite jusqu’à son point de départ. Cette odyssée est pour chacun l’occasion de mieux connaître l’autre, mais également de découvrir la côte britannique: ses paysages, ses traditions, sa culture, les gens qui la peuplent, à la découverte d’une Grande-Bretagne populaire et chaleureuse.

Nous croiserons ainsi le géant Bolster qui délaissa une femme dévouée par amour pour une jeune fille, et mourut en voulant remplir de son sang une petite cuvette dont il ignorait qu’elle était reliée à la mer. Un patron de café qui a retiré la toile de ses trampolines qu’il jugeait trop dangereux, et le plateau de ses tables parce que les gens qui mangeaient là les salissaient. Des jeunes gallois en colère contre l’arrogante et méprisante Angleterre, une femme qui trempe ses pieds dans du whisky pour soigner ses oignons, un homme-pipi qui décore amoureusement ses toilettes publiques en espérant gagner le concours des super-chiottes, des gens en pèlerinage à Clotywell qui accrochent aux arbres soutiens-gorge, foulards, chaussures… pour que leur vœu se réalise.

Il sera également question de la petite communauté d’Holtsfield en lutte contre les nouveaux propriétaires qui veulent les chasser pour construire des maisons pour cadres, de celle d’Hallsands sacrifiée à l’effort de guerre en 1914, du rituel de la danse de l’épée, de la fête du Jack-in-the-Green, de champions de pitreries, de chants folkloriques, de bulletins météos, de fabriquants de lessive qui y ajoutent un peu trop d’acide pour que les gens achètent plus souvent des vêtements…

Le Nouvel Observateur: Irrésistiblement so british, Entre documentaire et fiction, sans la moindre trace de sentimentalisme, sans jamais se pousser du coude, mais avec malice, tendresse, acuité, vigueur et, est-il nécessaire de le préciser, humour et détachement. Un drôle de truc, vraiment, qui ne ressemble à rien que l’on connaisse déjà.

Zurban: Alternativement touchante quête intime et portrait d’une Angleterre de carte postale, le film balade avec insolence son inspiration. Un film inclassable et excentriques.

aden: Beaucoup d’humour dans ce vagabondage improvisé d’où émergent des portraits excentriques et attendrissants. Ça tient plus du bricolage artisanal que du film au sens où on l’entend habituellement. Pourtant, le charme opère bel et bien. Comme un cadeau de la vie.

L’Express: L’absolue liberté avec laquelle Kötting passe du singulier à l’intime suscite chez le spectateur d’incessants allers et retours affectifs entre rire et émotion. Inventif sans afféterie, insolent sans provocation, Kötting revisite quelques icônes de la culture anglaise avec un sens aigu du détail et dévoile un véritable tempérament de cinéaste.

Nova: Film libre par excellence, “Gallivant” enregistre tout quitte à devenir anarchique, déroutant; l’instinct étant la fonction primale de ce pèlerinage à double-titre lorsqu’il va sur les traces d’une chaleureuse humanité.

Le Canard Enchaîné: Documentaire déglingué et chaleureux sur les gens de peu, sur ces Anglais riches d’excentricités, ce journal de voyage vaut pour sa sincérité; Si on récompensait à Cannes le cinéma marginal et anticonformiste, ce film mériterait une palme.

Libération: Une odyssée de trois mois à travers l’Angleterre parsemée de rencontres étonnantes.

L’Humanité: Un documentaire personnel qui brille par sa singularité, au cours duquel on découvre des gens du peuple qui en disent plus long sur la Grande-Bretagne actuelle que de savants discours sociologiques.

Ciné-Live: Si vous aimez les voyages insolites, précipitez-vous sur “Gallivant”, récit aussi sinueux et imprévisible que le dessin des côtes anglaises dont il suit le tracé. Un festival de rencontres formidables !

Ciné-Libre: Un style foisonnant, inclassable, un documentaire hybride comme il est difficile de l’imaginer avant de l’avoir vu. A la fois drôle, touchant, fascinant et formellement impressionnant.

Repérages: “Gallivant” fait partie des films qui sortent de l’usine à curiosités, ne répondant pas à ce cinéma normé, métrique, que le blasé ingurgite sans mâcher.

Pariscope: Un film inclassable, vagabondage familial et intime, documentaire rigolo sur quelques excentriques anglais, hommage tendre et cocasse au genre humain. Une découverte très originale.

Le Figaroscope: Une première oeuvre en forme de journal intime, originale et émouvante.

TéléObs: Un road-movie ultra-british, plus proche des Monty Python que de Mike Leigh. Tendre, naïf et souvent drôle.

Sofa: “Gallivant” est un joyeux amas de bric et de broc, qui sait prendre son temps tout en étant en perpétuelle effervescence.

The Face: Gallivant célèbre sans concession tout ce que la Grande-Bretagne comporte de bizarre. C’est, si vous voulez, une série de contes folkloriques. Le film, qui est amoureux de l’idée de gens, d’images, d’odeurs et de chansons authentiques, est ce qu’on a pu voir de plus rafraîchissant cette année.

Time Out: Le premier film d’Andrew Kötting est certainement la révélation de l’année. Gallivant est un film malicieux, humain et totalement inattendu.

The Times: Gallivant est un véritable tonifiant. Il réchauffe le coeur, stimule l’oeil et le cerveau et ouvre de nouveaux horizons au cinéma anglais.

NME: Gallivant est une oeuvre surprenante qui rappelle tellement de choses formidables de la culture anglaise – les chansons de Pulp, l’esprit non-conformiste de Michael Powell, le ton enjoué des comédies Ealing, tout en étant véritablement original et sans réel antécédent.

Sight&Sound: ‘Connecter pour révéler’ est une aspiration qui peut fonctionner sur plusieurs niveaux. En connectant et révélant l’un envers l’autre Andrew et ses deux compagnons, resserrant les liens familiaux entre différentes générations; ou en révélant à eux le pays dans lequel ils vivent, dans toute sa diversité sociale et géographique; ou en les connectant, ainsi que les personnes et lieux du film, à nous le public. La joie de Gallivant est que le film parvient à tout ça en même temps, tout en étant drôle, touchant, particulier, par moments irritant et à d’autres d’une beauté inattendue. Gallivant est un film rare, une célébration jamais doucereuse ni sentimentaliste dont le parfum fait penser à un film d’Humphrey Jennings refait par Richard Lester.

The Scotsman: Si un film peut changer votre vie, c’est celui-là.

Andrew Kötting prend pour la première fois une caméra super 8 alors qu’il est étudiant en beaux-arts au Ravensbourne College of Art dans les années 80. Il était à cette époque surtout impliqué dans la performance et utilise le film comme arrière-plan. Il travaille comme peintre-décorateur et ferrailleur, et tourne en 1982 Klipperty Klopp pour la London Film-makers Co-op.

Entre 1984 et 1988, Kötting prépare une MA au Slade de Londres. Désintéressé par l’approche linéaire de la narration, il y développe un style très personnel qui repose beaucoup sur la manipulation sonore. Peu après avoir quitté le Slade, il remporte le prix Arts Council/Channel Four Experimenta qui lui permet de se familiariser avec les techniques plus traditionnelles de synchronisation du son.

Le premier film de Kötting pour le BFI, Smart Alek, est un regard sur une famille anglaise ordinaire qui part en vacances. Il manipule le son en y associant des expérimentations visuelles et une narration linéaire. Il poursuit dans ce sens avec La Bas qui est l’histoire d’un couple qui finit dans un lit français et déjeune alors que Le Tunnel est fermé à cause d’une alerte de sécurité. Il vient de finir une adaptation de La Terre.

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