AVANT PREMIÈRE LE 7 MAI EN PRÉSENCE DU RÉALISATEUR À L'INSTITUT SUÉDOIS (PARIS 3)
Fin de l’été à Falkenberg, petite station balnéaire de l’ouest de la Suède.
Cinq amis d’enfance, devenus de jeunes adultes passent les derniers jours de vacances dans leur ville natale.

David et Holger, les deux inséparables, trouvent refuge dans la forêt et l’océan, échappatoires à l’avenir. Jesper ne cesse de rentrer chez lui sans que personne ne réalise jamais qu’il s’est absenté. Jörgen finance son entreprise « Petit-déjeuner au lit », en pillant des maisons. John, enfin, toujours de mauvaise humeur, continue de penser qu’un peu de bacon suffit à son bonheur.
Premier film très remarqué, baigné par une musique mélancolique et des images poétiques,
Adieu Falkenberg est une chronique nostalgique sur la fin de l’adolescence et l’entrée dans la vie adulte.Une oeuvre à la fois très personnelle et universelle, entre fiction et réalité, d’un jeune réalisateur suédois, Jesper Ganslandt, qui réunit ses amis, parents et voisins le temps d’une parenthèse harmonieuse où tout semble encore possible mais tout reste à décider.
"On prétend qu’il faut toujours regarder de l’avant. Anticiper. Moi je continue de songer au passé. Je garde l’image des enfants que nous étions. À l’intérieur je n’ai pas changé. C’était la dernière chance de capturer cela avant que ça n’ait disparu. Je ne voulais pas attendre qu’on soit vieux pour faire un film. Nous nous sommes dit qu’on pouvait tout aussi bien le faire maintenant. Avec les authentiques protagonistes, au lieu d’acteurs se faisant passer pour de vrais gens. Je veux contempler la vie de tous les jours, pas une version enjolivée par les artifices habituels au cinéma".
Jesper Ganslandt
PRESSE:
Si l'on veut rapprocher Adieu Falkenberg d'autres oeuvres, il faut sans doute aller les chercher du côté d'albums de rock récents, adolescents et intellectuels, angoissés et désinvoltes.
Le Monde
Le cinéma du jeune Ganslandt paraît parfois sous influence, faisant penser à du Van Sant boréal, voire du Harmony Korine septentrional, mais ces références y sont très intelligemment infusées.
De très beaux moments, gracieux et musicaux, jalonnent Adieu Falkenberg.
Libération
On pense souvent à Gus Van Sant. Mais un Van Sant presque rousseauiste. Gus Van Sant meets Terrence Malick. Une vision inspirée du spleen estival. Un peu de douceur, de frémissement et de flou artistique dans un monde de brutes.
Les Inrockuptibles
Le film a le charme buissonnier des chroniques autobiographiques, ou la recherche des sensations perdues prime sur la chronologie.
Télérama
Cette réussite donne envie de s’intéresser au futur de Jesper Ganslandt, les réalisateurs sachant filmer aussi bien les corps que les manifestations de la nature n’étant pas si nombreux.
Cahiers du Cinéma
Le film de jeunes trouve dans Adieu Falkenberg une nouvelle fraîcheur. Un mélange assez réussi d’humour, de poésie et de mélancolie.
Positif
Un pari réussi, le réalisateur livre un portrait intimiste de garçons qui ne veulent pas se perdre sans savoir se le dire.
Première
Une approche flirtant avec le cut-up littéraire qui prend corps en restituant un mouvement qui ressemble fortement à de bonnes grosses tranches de vie, grâce aussi à des acteurs parfaitement crédibles.
Brazil
Un film bucolique et hédoniste. Une splendide élégie de l’adolescence.
Belle surprise .
L’Humanité
Une première œuvre contemplative et très personnelle d'un jeune cinéaste plein de promesses.
Le Figaro
Chronique à la fois naturaliste et poétique, insouciante et inquiétante, sur l’amitié et le passage de l’adolescence à l’âge adulte par un des jeunes cinéastes à suivre de la nouvelle Nouvelle vague suédoise.
A Nous Paris
Adieu Falkenberg possède le caractère miraculeux de ces premiers films, dont il est impossible aux jeunes cinéastes de retrouver l’esprit une fois happés par le succès.
Grazia
Une petite ode sincère et sensitive à l’amitié.
Rock & Folk
Une première oeuvre à la beauté saisissante, hors des sentiers battus.
3 Couleurs
Ouvertement autobiographique, ce premier essai fait montre d’une sensibilité élégiaque rare pour conter cette parenthèse baignée par des teintes crépusculaires.
Critikat
Un palpitant vertige accentué par une bande-son planante et une image mordorée, d’où s’échappe l’étrange sensation d’avoir partagé une liberté éphémère.
Evene
Adieu Falkenberg est un film générationnel, très fin, drôle et émouvant dans son évocation du sentiment post-adolescent, guidé par un sens rare de la justesse qui donne au film sa langueur poétique.
Excessif.com
Adieu Falkenberg se déroule à nos yeux telle une lanterna magica pleine de pureté, d'innocence et d'honnêteté.
Objectif cinéma
BIOGRAPHIE:
Jesper Ganslandt, né en 1978, quitte sa ville natale Falkenberg pour Stockholm en 2000 et écrit le scénario de son premier film Falkenberg Farewell (Farväl Falkenberg, 2006) qui rencontre un important succès dans de nombreux festivals mondiaux, et notamment à Toronto et Venise. Il poursuit son oeuvre avec le court-métrage Jesper Ganslandts 114 :e dröm (2007), Skinnskatteberg, «court métrage musical» en collaboration avec Erik Enocksson (compositeur de la musique de Farväl Falkenberg) et le documentaire The Film I’m no Longer Talking About. Son deuxième long-métrage, The Ape (Apan), est sorti en 2009 et a été salué vivement par la critique.
FILMOGRAPHIE:
-Falkenberg Farewell – 91 min – 2006
-Jesper Ganslandts 114:e dröm - 2007
-Skinnskatteberg - 30 min – 2008
-The Film I’m No Longer Talking About –78 min - 2009
-The Ape – 81 min – 2009
Falkenberg a été produit par Anna Anthony pour Memfis Film. Au cours des dix dernières années, Memfis Film a pris en charge la production de beaucoup des plus grands succès du cinéma scandinave, dont Fucking Åmål (Lukas Moodysson), House of Angels (Colin Nutley), Jalla! Jalla!, Kops et Zozo (Josef Fares). En outre Memfis a co-produit plusieurs films de Lars von Trier, parmi lesquels Dogville, Breaking the Waves, et Dancer in the Dark; tous les deux primés à Cannes.
UNE NOUVELLE VAGUE SUÉDOISE:
Porté par de jeunes réalisateurs talentueux en quête de nouveaux horizons cinématographiques,le cinéma suédois connaît aujourd’hui un nouveau souffle. Suivant la tradition auteuriste initiée par Ingmar Bergman, ils s’expriment en dehors des sentiers battus refusant tout compromis allant jusqu’à fonder leur propre maison de production pour jouir d’une totale liberté créative.
Ce nouveau bouillonnement artistique et créatif donne naissance à des films remarquables faits de transgressions et d’innovations. Si les sujets empruntent des expressions différentes, violence, satire, drame, les films ont pour point commun de remettre en question la linéarité narrative, les frontières entre fiction et documentaire mais aussi de placer l’homme et ses interrogations existentielles au centre de leurs propos.
Après les sorties au cinéma des films Morse de Tomas Alfredson et Happy Sweden de Ruben Östlund en 2009, le cinéma suédois est à nouveau à l’honneur en France avec la sortie du premier film de Jesper Ganslandt Adieu Falkenberg le 12 mai prochain.
Tourné en 2003 et sorti en 2006 en Suède, Adieu Falkenberg de Jesper Ganslandt participe de cette nouvelle vague du cinéma suédois d’auteur. Réalisé avec peu de moyens, le film revendique son côté non conventionnel. Centré autour de l’histoire d’amitié de cinq amis d’enfance de Falkenberg, il fait appel davantage au côté émotionnel s’affranchissant des contraintes narratives et privilégiant la beauté des images poétiques et naturalistes.
Cette ambition très esthétique est la démarche que défend FASAD, le collectif de production cinématographique fondé à Stockholm à la suite du succès du film, à l’origine aussi de Burrowing de Fredrik Wenzel et Henrik Hellström ou du dernier film de Jesper Ganslandt The Ape.
À ses côtés, Ruben Östlund revendique cette même opposition à toute linéarité narrative. Produit par Plattform, collectif qu’il fonde en 2002 à Göteborg afin de “faire en sorte que les réalisateurs prennent le contrôle de la production», son premier long métrage Guitar Mongoloid, documentaire-fiction, se joue des codes de la narration. Happy Sweden, son deuxième long-métrage, sélectionné dans la catégorie Un certain regard au Festival de Cannes 2008, questionne les relations entre l’individu et le groupe dans une construction fragmentaire dénuée d’intrigue et s’appuyant sur de longs plans séquences.
«Si le cinéma suédois devait se résumer par une philosophie ? Je dirais l’existentialisme,
en tout cas pour une grande part.»
Ruben Östlund
Jens Jonsson, réalisateur prometteur de cette nouvelle génération, s’est fait remarquer par ses nombreux courtsmétrages récompensés dans les festivals internationaux.
Ses personnages sont tous habités par leur souci d’ accomplissement personnel. Thème que l’on retrouve dans son premier métrage Le Roi du Ping Pong sorti en Suède en 2008 qui met en scène deux jeunes garçons en prise avec des déboires familiaux.
Le film Morse de Tomas Alfredson, quant à lui, révolutionne le mythe du vampire.
Adapté du best-seller suédois de John Ajvide Lindqvis, le film, tour à tour violent et émouvant, suit la relation d’amitié entre deux jeunes enfants unis par leur lutte contre la marginalité imposée dans l’atmosphère froide et aseptisée de l’hiver suédois.
Une nouvelle vague suédoise à suivre de très près !
CONVERSATION AVEC LE REALISATEUR JESPER GANSLANDT:
-Qu’est-ce que Falkenberg signifie pour toi, Jesper ?
J’ai grandi à Falkenberg, alors c’est de là que proviennent tous mes souvenirs. Et c‘est là que nous avons tourné Falkenberg, dans une belle petite ville en bord de mer. Du temps où j’y vivais, je la trouvais laide, mais j’avais quoi comme point de comparaison ? C’est un lieu de villégiature estivale, en été c’est très animé, beau et accueillant. Tout culmine en été… Que va-t-il se passer, y aura-t-il beaucoup de touristes ? Vont-ils prendre possession de nos plages ? Est-ce qu’il y aura un carnaval cette année ? Pendant l’hiver, la ville tombe en hibernation et devient froide, déserte et immobile. Plus rien ne s’y passe.
-Rien ?
Enfin, si… Tous les hivers, on érige sur la grand-place un énorme silo peint à l’image d’un gnome de Noël. Eric le Gnome, même qu’il cligne des yeux… Tout le monde le déteste avec un bel ensemble, c’est quelque chose qui unit les générations. On a maintes fois projeté de le faire sauter mais non, chaque année le conseil municipal le remet là. Je n’ai jamais considéré Falkenberg comme un lieu où la culture serait appréciée et encouragée. Une fois, il y a eu une exposition d’oeuvres d’art réparties à travers toute la ville — je crois que ça s’appelait « Sculpture 97 ». Toutes ont été vandalisées, brûlées ou démolies. C’est la petite ville typique, fortement repliée sur elle-même, en particulier parmi les plus de 50 ans. Les plus jeunes n’aspirent qu’à s’en aller et voir le monde. Moi aussi je voulais partir, alors je suis allé au lycée à Halmstadt. Ça ne semble peut-être pas bien loin, mais c’était déjà un grand pas, du moins, c’est ce que je me disais.
-Et qu’en est-il sorti ?
Cela a créé un éloignement entre moi et mes amis d’enfance restés à Falkenberg. Ils me manquaient et j’aurais voulu les avoir à mes côtés. C’est alors que j’ai commencé à les percevoir comme des personnages, des personnages que j’aimais, et c’est ce qui a fourni l’impulsion d’où est sorti ce film. Ça, et mes souvenirs — non pas des anecdotes mais de vrais souvenirs.
-Comment as-tu vécu ton retour ?
Je ne déteste pas ma ville natale. Je pense que le film en dresse un joli portrait. Ma question serait plutôt : ça fait quoi de rentrer un bercail ? Ceux qui reviennent se figurent souvent que leur retour va constituer un genre d’événement, qu’il va susciter des jalousies, que tout va se passer comme si les gens étaient tous là à l’attendre. Ce qui n’est pas le cas, alors ça fait comme un vide. Beaucoup de gens ne remarquent pas que vous êtes revenu, ni que vous étiez parti. La vie reprend son cours ordinaire : « Salut, tu viens nager avec nous ? » Comme si vous n’étiez jamais parti, comme si le temps s’était figé.
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