Une nouvelle autobiographie de Guy Maddin.
narration: Isabella Rossellini
Où VOIR LE FILM

Guy Maddin passe sa jeunesse en compagnie de sa sœur adolescente, sur l'ile mystérieuse dont il héritera un jour. Ils partagent cet endroit avec une horde d'orphelins vivant en communauté dans le phare, qui fait office d'orphelinat. Chacun de leur geste est rigoureusement surveillé par la mère dominatrice et tyrannique de Guy, depuis le sommet du phare, pendant que son père, un scientifique et inventeur, travaille de jour comme de nuit dans le plus grand secret, au sous-sol.
Lorsque de nouveaux parents adoptifs découvrent d'étranges blessures sur la tête de leurs enfants, les jeunes détectives Wendy et Chance Hale ; frères et sœurs plus connus sous le nom des "Enfants Lumière" ; se rendent sur l'ile de Guy pour y mener leur enquête. Guy est en émoi devant Wendy, un premier béguin qui affole ses hormones, alors que sa soeur a le pourpre aux joues, transie d'amour pour Chance, un amour qui ne doit en aucun cas être révélé à Mère.
L'enquête progresse alors que les enfants s'engouffrent dans les ténèbres de la divulgation et de la répression, jusqu'à ce que la situation devienne dangereusement incontrôlable à mesure que les terribles secrets de la famille de Guy sont peu à peu dévoilés...
LA PRESSE
Les films de Maddin n’appartiennent à aucun genre, à aucune école. Et s’il arrive parfois, comme ici, de penser fugacement à d’autres (Laughton ou Murnau), le film esquive toujours le piège de la référence ou même de l’hommage. Maddin parvient juste à filmer ses crises de somnambulisme et à nous donner envie que ce soient les nôtres.
Libération
L’impression que l’on a d’assister à l’exhumation d’un gigantesque coffre à trésors pourrait être d’un ennui mortel. Elle s’avère au contraire être d’une saveur piquante, qui n’est pas sans évoquer celle des romans de Lewis Carroll.
Le Monde
Le canadien givré Guy Maddin réinvente son enfance dans un curieux mélange de polar, de Grand-Guignol et de romance. Comme un mélo de Griffith qui aurait été tourné sous LSD.
Télérama
On tremble, on s'amuse, on rêve. Un bijou précieux, scintillant et hypnotique.
Elle
D’une beauté fulgurante qui transfigure son propos par le mythologique, Des trous dans la tête ! constitue un de ces OFNI (objet filmique non identifié), perle rare d’un cinéma d’auteur sans équivalent. Vivez l’expérience Guy Maddin !
France2.fr
Regarder ‘Des trous dans la tête’ requiert de l’endurance physique, le corps entier subit l’épreuve et l’esprit est subjugué par tant de virtuosité et d’insolence. Tous les sens s’essoufflent mais s’épanouissent dans le ravissement.
Evene
A partir d’une intrigue digne du Club des cinq (mais un rien plus perverse), le cinéaste canadien déploie une fois de plus un style envoûtant, hommage revendiqué au cinéma muet, d’horreur et expressionniste.
Ciné Live
Avec cette fable expressionniste aussi personnelle que déjantée (on pense à un Lynch sous amphétamines), Maddin se renouvelle une fois de plus.
Le Canard enchaîné
Foisonnant et virtuose, le film nous entraîne dans le monde ambigu des souvenirs avec une originalité constante.
Le Point
Un bijou d’invention, de drôlerie et d’émotion. Un chef d’œuvre !
Direct Soir
Maddin nous livre des images (des photogrammes, des métaphores, des histoires) d’une liberté inouîe, et d’une rare beauté.
L’Officiel des spectacles
Cela tient de l'expérience sensorielle, du spectacle vivant, du cinéma muet bien sûr, c'est un vrai truc de fêlé, comme les aiment ceux qui les aiment, déraisonnablement.
Le Nouvel Observateur
Référencé et candide à la fois, archaïque et ultramoderne.
Politis
Narrée par la voix de la sublime Isabella Rossellini, ce conte sombre et violent met en relief tout l'univers exubérant, burlesque et triste de l'un des réalisateurs les plus originaux de ces vingt dernières années.
D-Side
Le résultat, souvent hallucinant, toujours à deux doigts de la saturation, ne ressemble à rien de connu dans le paysage cinématographique actuel, sans jamais enfoncer de portes ouvertes. En un mot, c'est magique.
DVDrama
Une proposition de cinéma hallucinante, à l’abri des modes et des époques, qui sait éviter le piège du fétichisme ; les influences sont toujours dépoussiérées par la modernité du montage.
Avoiralire.com
Une expérience cinématographique hors norme, fruit d'un esprit sans doute un rien dérangé (le cinéaste avoue s'être inspiré de son enfance !) qui se découvre avec plaisir.
Mcinéma.com
Le cinéaste de Winnipeg nous propose avec subtilité de nous immerger dans ses souvenirs les plus profonds tout en nous conduisant sur le chemin sinueux d’une passionnante intrigue surréaliste.
Critikat.com
Le nouvel opus de Guy Maddin nous plonge encore une fois et avec délectation dans un univers onirique et foisonnant, sorte de conte de fées pour adultes consentants. Une merveille.
Fluctuat.net
Un film inclassable, sur l’inquiétante étrangeté des êtres.
Culturopoing.com
Guy Maddin, grâce à sa maîtrise des genres et par un langage visuel rare, livre un film à la fois suranné et moderne, cinéphile et personnel.
Ilétaitunefoislecinéma.com
D'abord, une fois de plus, les films les plus novateurs n'étaient pas, ne pouvaient pas être sans doute, en compétition. On pense là à State Legislature de l'inépuisable documentariste Frederick Wiseman qui, au fil d'un film par an depuis 1967, n'en finit pas d'étudier le fonctionnement des institutions. C'est cette fois le Parlement de l'Idaho qui est passé au crible pendant 217 minutes sans qu'on se lasse un instant d'observer les législateurs au travail. On pense aussi à Des Trous dans la tête! ! du toujours stupéfiant Guy Maddin, qui ne cesse de revisiter le muet et dont le film a été présenté à l'opéra avec accompagnement d'orchestre.
Jean Roy, L'Humanité
Des Trous dans la tête !, le film le plus joyeux du festival, est le dernier Guy Maddin, réalisateur unique dans le monde du cinéma. Alors que des metteurs en scène construisent, ou tentent de construire, des machines toujours plus sophistiquées pour conduire leur narration, cet auteur-réalisateur s'adonne à la réinvention de la roue. Et cela depuis vingt ans avec un génie provocant.
The Financial Times
Des Trous dans la tête! est la dernière surprise de Guy Maddin dans laquelle il fouille dans l'histoire du cinéma et dans son imagination délirante pour créer une œuvre qui ne ressemble à aucune autre. Un des dix meilleurs films de l'année.
Manohla Dargis, The New York Times
Un des grands évènements du festival de Toronto. Je me suis vraiment régalé.
Glenn Kenny, Premiere Magazine
La soirée la plus mémorable du festival de Toronto ? La première mondiale des Trous dans la tête ! Avec orchestre, narrateur, trois bruiteurs en blouse blanche et même, à ce qu'il parait, un castrat. Un film délirant qu'il faut voir (et entendre) pour le croire.
Tom Charity, Time Out London
La question qui est sur toutes les lèvres dans de nombreux festivals est : " Quel est le meilleur film que vous ayez vu ? " Je répondrai, sans hésitation, le nouveau morceau de bravoure de Guy Maddin. Le mouvement d'allégresse qui persistait en moi était si profond après cette merveilleuse et rare expérience audio-visuelle, que j'ai décidé de ne pas aller voir le film que je devais aller voir ensuite. Maddin embellit son scénario surréaliste de sauvages fantasmes pubescents, laissant son imagination éclatante conduire l'émeute dans un film qui est souvent désopilant et étonnamment touchant. Une expérience magique.
Michael Dwyer, Irish Times
- Interview avec Guy Maddin